La recherche d'un bandeau cookies gratuit vient souvent d'un petit site, d'un budget serré et d'une mise en ligne proche. C'est une situation normale, et un outil d'entreprise n'est pas nécessaire. Il faut en revanche savoir ce que l'on installe. Ce guide explique ce que produit réellement un générateur, les points qu'un bandeau gratuit doit respecter, les solutions gratuites disponibles en 2026 et la méthode pour créer le vôtre. Pour le cadre juridique complet, consultez notre guide du bandeau cookies conforme au RGPD.
Générateur de bandeau ou CMP : quelle différence ?
Le mot « générateur » recouvre deux familles d'outils très différentes.
Les générateurs de code vous demandent quelques réglages (couleurs, position, texte, lien vers la politique cookies) et vous donnent un extrait HTML, CSS et JavaScript à coller dans votre site. Le résultat ressemble à un bandeau cookies. Dans la plupart des cas, il se contente d'afficher un message et d'enregistrer le clic dans un cookie. Votre balise Google Analytics, votre pixel Meta ou vos vidéos YouTube continuent de se charger, quel que soit le choix du visiteur.
Les plateformes de gestion du consentement (CMP) génèrent aussi un bandeau, mais leur script va plus loin. Il retient les balises qui déposent des cookies non essentiels, ne les libère que pour les catégories acceptées, enregistre chaque choix et transmet à Google les signaux de consentement attendus. Beaucoup de CMP appellent leur écran de configuration « générateur », ce qui entretient la confusion.
La différence compte, car la CNIL contrôle ce qui se passe dans le navigateur, pas ce qu'annonce le bandeau. Un bandeau qui affiche « nous utilisons des cookies » alors que les traceurs tournent déjà au chargement de la page correspond précisément aux manquements visés par ses campagnes de contrôle sur les cookies.
Un bandeau cookies est-il obligatoire sur votre site ?
Pas toujours. Si votre site ne dépose que des cookies strictement nécessaires (cookie de session du panier, cookie de répartition de charge, cookie qui mémorise le choix de consentement), l'article 82 de la loi Informatique et Libertés, qui transpose l'article 5(3) de la directive ePrivacy, n'impose pas de consentement : une information dans la politique cookies suffit.
Dès que vous ajoutez une mesure d'audience, des pixels publicitaires, des vidéos YouTube intégrées ou un chat qui dépose des cookies, le consentement préalable devient obligatoire. Notre article le bandeau cookies est-il obligatoire ? passe en revue les cas courants. Certains outils de mesure d'audience peuvent être exemptés de consentement sous les conditions strictes fixées par la CNIL, mais cette exemption reste étroite et ne couvre pas Google Analytics dans sa configuration standard.
Les 7 règles qu'un bandeau cookie RGPD gratuit doit respecter
Quel que soit l'outil, vérifiez ces sept points. Ils découlent du RGPD, de la directive ePrivacy et des lignes directrices et recommandations de la CNIL de 2020.
- Bloquer avant le consentement. Aucun script non essentiel ne doit s'exécuter, ni lire ou déposer de cookie, avant l'acceptation.
- Refuser aussi facilement qu'accepter. La CNIL attend un bouton « Tout refuser » au même niveau que « Tout accepter ». En décembre 2021, elle a sanctionné Google de 150 millions d'euros et Facebook de 60 millions d'euros parce que refuser demandait plus de clics qu'accepter. Les interfaces qui poussent à accepter sont détaillées dans notre article sur les dark patterns interdits par la CNIL.
- Pas de cases pré-cochées. Dans l'arrêt Planet49 (C-673/17, 2019), la Cour de justice de l'UE a jugé qu'une case pré-cochée ne vaut pas consentement.
- Proposer des choix par finalité. Le visiteur doit pouvoir accepter la mesure d'audience et refuser la publicité, par exemple.
- Informer clairement. Le bandeau cite les finalités et renvoie vers la liste des cookies et des tiers. Nos exemples de texte pour bandeau cookies donnent des formulations à adapter.
- Permettre le retrait. Un lien ou un bouton permet de changer d'avis à tout moment, aussi simplement qu'au premier choix.
- Conserver la preuve. L'article 7(1) du RGPD impose de pouvoir démontrer le consentement. Il faut donc garder une trace de chaque choix, avec sa date et la version du bandeau. Notre guide sur la preuve du consentement aux cookies détaille ce qu'il faut stocker.
Si vous utilisez Google Ads ou Google Analytics avec des visiteurs dans l'Espace économique européen, ajoutez un huitième point : transmettre les signaux de Google Consent Mode v2, exigés par Google depuis mars 2024 pour conserver ses fonctions de mesure et de personnalisation des annonces.
La plupart des générateurs de code échouent sur les points 1, 6 et 7. C'est pourquoi un bandeau gratuit issu d'un générateur peut coûter plus cher, plus tard, que l'offre gratuite d'une vraie CMP.
Vérifiez en 30 secondes quels cookies votre site dépose avec le scanner de cookies gratuit. Le résultat vous indique si un bandeau est nécessaire et quelles catégories déclarer.
Quelles solutions gratuites pour un bandeau cookies en 2026 ?
Les scripts open source
tarteaucitron.js, développé en France, et Klaro sont gratuits et s'hébergent sur votre serveur. Vous gardez la main sans frais de licence, mais l'hébergement, les mises à jour, la configuration et Consent Mode restent à votre charge. Par choix de l'éditeur, tarteaucitron.js ne tient pas de registre des consentements : il faut prévoir un autre moyen de prouver le consentement. Notre comparatif tarteaucitron vs FlowConsent montre dans quels cas chaque approche convient.
Les extensions WordPress gratuites
Complianz et Real Cookie Banner publient chacun une version gratuite sur wordpress.org, avec moins de modèles de services et de fonctions que leurs éditions payantes. C'est un choix cohérent si votre site tourne sous WordPress et y restera. Elles ne servent à rien pour un site Shopify, Webflow ou Wix.
Les offres gratuites des CMP hébergées
La plupart des CMP hébergées proposent une offre gratuite. D'après leurs pages tarifaires en octobre 2026, les plafonds sont les suivants :
- Cookiebot : jusqu'à 50 sous-pages sur un domaine.
- CookieYes : 5 000 pages vues par mois.
- CCM19 : 5 000 pages vues par mois.
- Termly : 10 000 affichages du bandeau par mois ; le registre des consentements exige l'offre payante Pro+.
- Usercentrics : 1 000 sessions par mois.
- FlowConsent : 25 000 sessions par mois, registre des consentements inclus.
Un petit blog tient dans la plupart de ces offres. Une boutique ou un site qui lance des campagnes dépasse vite 5 000 pages vues : comparez le plafond à votre trafic réel avant de choisir. Nos pages comparatives de CMP passent chaque outil en revue.
Les générateurs de code seuls
Ils conviennent pour l'aspect visuel. Pour les rendre conformes, il faut modifier chaque script de suivi pour qu'il ne s'exécute pas au chargement (par exemple avec type="text/plain") et l'activer depuis votre propre code après le consentement. Le blocage, le registre et Consent Mode restent alors à votre charge. Pour un petit site, c'est plus de travail que d'installer une CMP gratuite.
Comment créer un bandeau cookies gratuit, étape par étape
- Lister les cookies. Utilisez un scanner ou les outils de développement du navigateur ; notre guide pour voir les cookies d'un site présente les deux méthodes.
- Les classer par catégorie. Strictement nécessaires, mesure d'audience, publicité et préférences couvrent la plupart des sites. Notez le tiers derrière chaque cookie.
- Choisir l'outil. En fonction de votre plateforme (WordPress seul ou plusieurs outils) et de votre trafic mensuel.
- Rédiger les textes. Un premier niveau court qui cite les finalités, un second niveau détaillé par catégorie et un lien vers la politique cookies.
- Dessiner les boutons. « Tout accepter » et « Tout refuser » de même taille, même couleur, même niveau. Nos exemples de bandeaux cookies RGPD montrent des mises en page qui respectent cette règle.
- Installer le script. Placez-le le plus haut possible dans le
<head>, avant toute autre balise, pour qu'il puisse retenir les scripts suivants. - Tester le refus. Ouvrez votre site en navigation privée, cliquez sur « Tout refuser », puis vérifiez dans les outils de développement qu'aucun cookie de mesure ou de publicité n'apparaît et qu'aucune requête ne part vers Google, Meta ou d'autres tiers.
- Tenir le bandeau à jour. Relancez un scan après chaque nouvel outil ou extension, et conservez les preuves aussi longtemps qu'elles peuvent vous servir.
Les limites d'un bandeau gratuit à vérifier avant de choisir
Les offres gratuites se distinguent moins par leur bandeau que par ce qu'elles laissent de côté. Posez quatre questions avant de vous engager :
- Que se passe-t-il au-delà du plafond ? Certains outils proposent de passer à l'offre payante, d'autres cessent d'enregistrer ou d'afficher le bandeau. Une panne silencieuse est le pire scénario.
- Puis-je exporter mes preuves à tout moment ? Sans export, vos preuves restent enfermées dans le tableau de bord de l'éditeur.
- L'offre gratuite bloque-t-elle les scripts comme l'offre payante ? Si ce n'est pas le cas, c'est une démonstration, pas un outil de conformité.
- Combien de langues et de sites couvre-t-elle ? Un site bilingue a besoin d'au moins deux langues sur le bandeau.
Vérifiez aussi si la marque de l'éditeur apparaît sur le bandeau et combien de temps les preuves sont conservées dans l'offre gratuite.
Comment FlowConsent gère un bandeau cookies gratuit
L'offre Free de FlowConsent est une vraie CMP, pas un simple bandeau d'affichage. Elle bloque les scripts avant le consentement, scanne les cookies de votre site, enregistre chaque choix et intègre Google Consent Mode v2. Elle couvre un bandeau en deux langues et jusqu'à 25 000 sessions par mois, sans carte bancaire.
En Free, le bandeau tourne sur votre propre compte Cloudflare, qui stocke aussi le registre des consentements, exportable en CSV. Le scan des cookies se lance manuellement une fois par semaine, et la mention FlowConsent reste sur le bandeau. Pour plus de langues, un scan automatique quotidien ou un hébergement en un clic sur le CDN de FlowConsent, l'offre Pro coûte 14,99 € par mois jusqu'à 100 000 sessions. L'installation prend une dizaine de minutes sur Webflow, WordPress, Shopify, Wix, Framer ou via Google Tag Manager. La documentation Free ou Pro détaille chaque limite.