> Chrome garde les cookies tiers et le Privacy Sandbox est en grande partie abandonné. Ce que cela change pour le consentement RGPD, la CNIL et Consent Mode v2.
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> Canonical: https://www.flowconsent.com/fr/blog/google-privacy-sandbox-consentement-cookies-tiers

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# Google Privacy Sandbox : impact sur le consentement et les cookies tiers

Par FlowConsent · Publié le 21 mai 2026 · Mis à jour le 1 octobre 2026 · 8 min de lecture

En bref

Google a renoncé à supprimer les cookies tiers de Chrome et a annoncé, en octobre 2025, l'abandon de la plupart des API du Privacy Sandbox, dont Topics et Protected Audience. Les cookies tiers fonctionnent donc toujours par défaut dans Chrome, alors que Safari et Firefox continuent de les restreindre. Côté droit, rien ne bouge : l'article 82 de la loi Informatique et Libertés, qui transpose la directive ePrivacy, impose toujours un consentement préalable avant tout traceur non essentiel.

Pendant cinq ans, la « fin des cookies tiers » a servi d'argument à tous les acteurs de l'ad tech. Beaucoup d'éditeurs de sites ont repoussé la refonte de leur bandeau en attendant que Chrome rebatte les cartes. Le dossier est désormais clos, mais pas comme prévu. Voici ce qui s'est passé, ce qu'il reste du Privacy Sandbox et ce que vous devez vérifier sur votre site dès aujourd'hui.

## De la « fin des cookies tiers » au revirement : la chronologie

Google a lancé le projet Privacy Sandbox en 2019, avec une promesse : proposer des technologies de navigateur permettant la publicité ciblée sans suivi intersites, puis supprimer les cookies tiers de Chrome, comme Safari et Firefox l'avaient déjà fait à leur manière. L'échéance a été repoussée à plusieurs reprises, sous la surveillance de l'autorité britannique de la concurrence (CMA), qui avait accepté des engagements contraignants de Google en février 2022.

Les étapes clés, confirmées par les annonces officielles de Google et par la CMA :

- **4 janvier 2024 :** Chrome restreint par défaut les cookies tiers pour 1 % de ses utilisateurs, à titre de test.
- **22 juillet 2024 :** Google renonce à une suppression pure et simple et annonce une nouvelle expérience dans Chrome pour laisser chacun faire un choix éclairé.
- **22 avril 2025 :** Google abandonne aussi ce choix dédié. Chrome conserve son fonctionnement actuel : l'utilisateur gère les cookies tiers dans les paramètres de confidentialité et sécurité. La navigation privée continue de les bloquer par défaut.
- **17 octobre 2025 :** Google [annonce le retrait](https://privacysandbox.google.com/blog/update-on-plans-for-privacy-sandbox-technologies) de la majorité des technologies du Privacy Sandbox, faute d'adoption suffisante. Le même jour, la CMA libère Google de ses engagements de 2022.

Résultat : dans Chrome, les cookies tiers restent activés tant que l'utilisateur ne les désactive pas lui-même.

## Que reste-t-il du Privacy Sandbox en 2026 ?

Dans son annonce d'octobre 2025, Google liste les technologies retirées sur Chrome et Android : Attribution Reporting, IP Protection, On-Device Personalization, Private Aggregation et Shared Storage, Protected Audience, Protected App Signals, Related Website Sets, SelectURL, SDK Runtime et Topics. La Topics API est dépréciée depuis Chrome 144, sa suppression étant prévue dans une version ultérieure.

Seules trois briques sont conservées :

- **CHIPS** (cookies partitionnés) : un service tiers intégré, par exemple un widget de chat, peut poser un cookie limité au site qui l'intègre, sans pouvoir suivre l'internaute ailleurs.
- **FedCM** : une API de navigateur pour les parcours d'identification de type « Se connecter avec... ».
- **Private State Tokens** : des jetons antifraude qui transmettent un signal de confiance sans identifiant intersites.

Si vous aviez commencé à tester Topics ou Protected Audience (ex-FLEDGE), inutile d'y investir davantage. Et si un prestataire vous présente encore une solution « compatible Privacy Sandbox » comme un moyen de vous passer du consentement, méfiez-vous.

## Pourquoi vos obligations n'ont pas changé

On a souvent lu que la fin des cookies tiers rendrait les bandeaux inutiles. C'était faux dès le départ, car le droit européen ne vise pas une technologie particulière : il protège l'accès au terminal de l'utilisateur.

### La règle : le terminal est protégé, pas seulement le cookie

L'article 5(3) de la directive ePrivacy, transposé en France à l'article 82 de la loi Informatique et Libertés, impose une information claire et un consentement avant toute lecture ou écriture d'informations sur le terminal, sauf si l'opération est strictement nécessaire au service demandé. Peu importe qu'il s'agisse ou non de données personnelles. Le CEPD l'a rappelé dans ses lignes directrices 2/2023, adoptées dans leur version finale le 7 octobre 2024 : elles visent expressément les nouvelles méthodes de suivi conçues pour remplacer les cookies tiers, comme les pixels, le suivi par URL, le traitement local sur l'appareil ou les identifiants uniques.

### La position de la CNIL sur le Privacy Sandbox

La CNIL s'était prononcée dès juillet 2023 dans un article consacré au [Privacy Sandbox sur Google Chrome](https://www.cnil.fr/fr/privacy-sandbox-sur-google-chrome-quelles-consequences-pour-les-utilisateurs) : les éditeurs qui utilisent ces API doivent recueillir le consentement de l'utilisateur, dans les mêmes conditions que pour les cookies. Elle recommandait aussi de mettre à jour les bandeaux pour signaler l'usage de ces nouveaux mécanismes, en complément ou en remplacement des cookies. Ce raisonnement s'applique aujourd'hui à toute technique de remplacement, y compris l'empreinte numérique (fingerprinting).

### Le RGPD en complément

Dès que les informations collectées se rattachent à une personne identifiable, le RGPD s'ajoute : consentement libre, spécifique, éclairé et univoque, aussi simple à retirer qu'à donner, et surtout démontrable. D'où l'importance de conserver une [preuve du consentement](https://www.flowconsent.com/fr/blog/preuve-consentement-cookies-stocker-duree) et pas seulement d'afficher un bandeau.

Chacune de ces exigences est détaillée dans notre guide des [7 conditions de validité du consentement RGPD](https://www.flowconsent.com/fr/blog/consentement-rgpd-conditions-validite).

En résumé, la décision de Chrome change ce qui est techniquement possible, pas ce qui est juridiquement permis. Un cookie publicitaire tiers exige toujours un consentement préalable en France, que le navigateur l'accepte ou non.

## Les conséquences concrètes pour votre site

### Le blocage préalable reste indispensable

Puisque Chrome accepte toujours les cookies tiers, un script publicitaire ou de réseau social chargé avant le choix du visiteur dépose ses cookies immédiatement sur la majorité de votre trafic. C'est précisément ce que la CNIL contrôle en premier. Le blocage préalable des scripts non essentiels jusqu'au clic sur « Accepter » reste le cœur d'une configuration conforme.

Notre [guide Meta Pixel et RGPD](https://www.flowconsent.com/fr/blog/meta-pixel-cookies-rgpd-consentement) montre comment cela s'applique à l'une des balises publicitaires les plus répandues.

### Une mesure fragmentée selon les navigateurs

Safari bloque les cookies tiers par défaut depuis 2020 et Firefox les cloisonne par site grâce à sa protection totale contre les cookies. Chrome, lui, les conserve. Votre audience se répartit donc entre des environnements aux capacités de suivi très différentes, et des écarts d'attribution sont normaux. N'essayez pas de les combler avec du fingerprinting : la CNIL comme le CEPD le soumettent au même consentement. Notre article sur le [tracking sans cookies](https://www.flowconsent.com/fr/blog/analytics-sans-cookies-guide-complet) fait le point sur ce qui fonctionne réellement.

### Les règles de Google, le vrai moteur

Si vous utilisez Google Ads, Google Analytics ou AdSense, la contrainte décisive est la politique de Google relative au consentement des utilisateurs de l'UE. Elle s'applique aux visiteurs de l'EEE, du Royaume-Uni et de la Suisse et vous oblige à recueillir un consentement valable lorsque la loi l'exige, à en conserver une trace et à identifier clairement les destinataires des données. Concrètement, Google reçoit les choix de vos visiteurs via [Google Consent Mode v2](https://www.flowconsent.com/fr/blog/google-consent-mode-v2-guide-implementation) et ses quatre signaux : `ad_storage`, `analytics_storage`, `ad_user_data` et `ad_personalization`. Depuis mars 2024, les deux derniers conditionnent notamment l'utilisation des audiences Customer Match dans l'EEE.

Si Google Analytics fait partie de vos outils, notre analyse [Google Analytics est-il conforme au RGPD ?](https://www.flowconsent.com/fr/blog/google-analytics-conforme-rgpd) fait le point sur les questions qu'il soulève.

### Les données first-party ne dispensent pas du consentement

Face aux limites du retargeting par cookies tiers sur Safari et Firefox, beaucoup d'annonceurs misent sur les données propriétaires et le tagging côté serveur. Ces approches améliorent souvent la qualité des données, mais n'exonèrent pas du consentement lorsque la finalité est publicitaire. Lisez notre analyse du [server-side tagging](https://www.flowconsent.com/fr/blog/server-side-tagging-cookies-consentement) avant de migrer vos balises.

## Plan d'action pour 2026

Plutôt que d'attendre la prochaine annonce d'un navigateur, concentrez-vous sur ce que vous maîtrisez :

1. **Inventoriez ce que votre site charge réellement.** Cookies, pixels, scripts, y compris ceux ajoutés par des extensions ou des contenus intégrés. Un [audit de cookies](https://www.flowconsent.com/fr/blog/audit-cookies-site-web-methode) révèle souvent des traceurs oubliés.
2. **Supprimez le code Privacy Sandbox devenu inutile.** Si vos balises appellent `document.browsingTopics()` ou des groupes d'intérêt Protected Audience, retirez ce code ou demandez son plan de dépréciation à votre prestataire.
3. **Vérifiez le blocage préalable** sur Chrome, Safari et Firefox : aucun cookie publicitaire ou de mesure d'audience non exemptée ne doit être déposé avant le consentement.
4. **Proposez un vrai choix.** Le bouton « Tout refuser » doit être aussi accessible que « Tout accepter », dès le premier niveau du bandeau. La CNIL a déjà sanctionné de grands sites qui rendaient le refus plus compliqué que l'acceptation.
5. **Transmettez correctement le consentement à Google** avec Consent Mode v2 : valeurs par défaut à « denied », puis mise à jour des quatre signaux après le choix.
6. **Conservez la preuve** de chaque choix, horodatée et liée à la version du bandeau affichée.
7. **Mettez à jour votre politique cookies** pour décrire les traceurs réellement utilisés.

## Le rôle d'une CMP

Toutes ces étapes peuvent se faire à la main, mais elles deviennent vite lourdes à maintenir à mesure que votre site évolue. Une plateforme de gestion du consentement (CMP) automatise la partie répétitive. FlowConsent, par exemple, scanne automatiquement votre site pour détecter les cookies, bloque les scripts jusqu'au consentement, conserve les preuves de consentement pendant 13 mois et transmet les signaux Consent Mode v2 à Google (ainsi que Microsoft UET Consent Mode pour Microsoft Ads) avec un seul script, sans Google Tag Manager. Les données sont hébergées dans l'UE et l'offre gratuite couvre jusqu'à 25 000 sessions par mois sur un domaine.

Notre guide pour [choisir sa plateforme de gestion du consentement](https://www.flowconsent.com/fr/blog/choisir-cmp-plateforme-gestion-consentement) présente les critères à comparer.

Quel que soit l'outil retenu, jugez-le sur l'essentiel : bloque-t-il vraiment avant le consentement, le refus est-il aussi simple que l'acceptation, et peut-il produire une preuve ?

Côté preuve, le [rapport de preuve FlowConsent](https://www.flowconsent.com/fr/doc/proof-report) transforme un scan avec refus en document daté et imprimable pour votre DPO.

## Conclusion : arrêtez d'attendre, vérifiez

Le feuilleton du Privacy Sandbox est terminé. Chrome garde les cookies tiers, Topics et Protected Audience disparaissent et la CMA a clos sa surveillance. Pour les éditeurs, ce n'est pas une raison de relâcher l'effort, mais la fin d'une excuse pour repousser la mise en conformité : la directive ePrivacy, la CNIL et les règles de Google exigent toujours un consentement préalable pour les traceurs publicitaires.

La meilleure prochaine étape consiste à voir ce que votre site fait réellement avant tout clic sur le bandeau. [Analysez gratuitement votre site](https://www.flowconsent.com/fr/scan) pour savoir quels cookies et traceurs se chargent, et s'ils attendent bien le consentement. Si vous avez ensuite besoin d'un bandeau, FlowConsent s'installe avec un seul script.

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Questions

## Questions fréquentes sur ce sujet.

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### Google a-t-il supprimé les cookies tiers de Chrome ?

Non. En juillet 2024, Google a renoncé à les supprimer, puis en avril 2025 il a aussi abandonné l'écran de choix dédié qu'il avait annoncé. Les cookies tiers restent activés par défaut dans Chrome, et l'utilisateur peut les bloquer dans les paramètres de confidentialité et sécurité. Safari les bloque par défaut et Firefox les cloisonne par site.

### Le Privacy Sandbox existe-t-il encore ?

En grande partie, non. Le 17 octobre 2025, Google a annoncé le retrait de la plupart des technologies du Privacy Sandbox, dont Topics, Protected Audience et Attribution Reporting, faute d'adoption suffisante. Seuls CHIPS (cookies partitionnés), FedCM et Private State Tokens restent pris en charge.

### Faut-il encore un bandeau cookies si Chrome garde les cookies tiers ?

Oui. L'obligation de consentement découle de la loi, pas des réglages du navigateur. L'article 82 de la loi Informatique et Libertés, qui transpose la directive ePrivacy, impose un consentement préalable avant tout cookie ou traceur non essentiel. Comme Chrome accepte toujours les cookies tiers, bloquer les scripts jusqu'au consentement est d'autant plus important.

### La Topics API nécessitait-elle un consentement ?

Oui. Dès juillet 2023, la CNIL a indiqué que les éditeurs utilisant les API du Privacy Sandbox devaient recueillir le consentement dans les mêmes conditions que pour les cookies, et les lignes directrices du CEPD de 2024 confirment que les techniques de suivi remplaçant les cookies relèvent de la directive ePrivacy. Topics étant dépréciée depuis Chrome 144, il suffit désormais de retirer le code Topics encore présent dans vos balises.

### Ai-je besoin de Google Consent Mode v2 si j'utilise Google Ads ?

Si vous avez des visiteurs dans l'EEE, au Royaume-Uni ou en Suisse, la politique de Google relative au consentement des utilisateurs de l'UE exige un consentement valable lorsque la loi l'impose, ainsi qu'une trace de ce consentement. Consent Mode v2 transmet les choix de vos visiteurs à Google via quatre signaux (ad\_storage, analytics\_storage, ad\_user\_data, ad\_personalization), et depuis mars 2024 les deux derniers conditionnent notamment Customer Match dans l'EEE. FlowConsent intègre nativement Consent Mode v2.

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## Pour aller plus loin.

[Tous les articles](https://www.flowconsent.com/fr/blog)

[Réglementation · 22 octobre 2026](https://www.flowconsent.com/fr/blog/cookies-tiers-et-cookies-internes)

### [Cookies tiers et cookies internes : définition, différences et RGPD](https://www.flowconsent.com/fr/blog/cookies-tiers-et-cookies-internes)

[Ce qui distingue les cookies tiers des cookies internes, des exemples concrets, leur traitement par Safari, Firefox et Chrome en 2026, et pourquoi le consentement dépend de la finalité.](https://www.flowconsent.com/fr/blog/cookies-tiers-et-cookies-internes)

[Lire l'article ](https://www.flowconsent.com/fr/blog/cookies-tiers-et-cookies-internes)·

[Outils marketing · 27 mars 2026](https://www.flowconsent.com/fr/blog/consent-mode-v2-google-ads-impact-campagnes)

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### [Server-side tagging et cookies : impact sur le consentement](https://www.flowconsent.com/fr/blog/server-side-tagging-cookies-consentement)

[Le server-side tagging ne supprime pas l'obligation de consentement. Ce qu'il change réellement, les mythes, et comment l'intégrer avec le Consent Mode.](https://www.flowconsent.com/fr/blog/server-side-tagging-cookies-consentement)

[Lire l'article](https://www.flowconsent.com/fr/blog/server-side-tagging-cookies-consentement)

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